Le cancer du sein touche près d'une femme sur onze. Avec près de 42 000 nouveaux cas chaque année, cette maladie est aujourd'hui un véritable fléau.

"prévenir", "sensibiliser","dépister" sont des actions qui permettent de limiter efficacement les conséquences de cette maladie. Pouvoirs publics, associations, scientifiques et partenaires privés s’associent pour enrayer la progression du cancer du sein.

Octobre 2005, 12ème édition du Mois du cancer du sein.

Pour gagner sur la maladie !

Le 1er octobre 2005 marque la première journée nationale de dépistage du cancer du sein.

Partout en France, des actions locales d’informations et de sensibilisation vont perdurer durant tout le mois d’octobre.

Ces initiatives seront marquées par une affichette, qui associe la mammographie à "un rendez-vous santé parmi d’autres, inscrit dans la vie quotidienne des femmes".

Médecins et gynécologues sont également mis à contribution, puisqu’ils pourront distribuer une brochure sur les bénéfices d’une telle démarche.

Le cancer du sein représente près d’un tiers des tumeurs malignes chez la femme. C’est de loin le cancer féminin le plus fréquent. Près d’une femme française sur dix sera atteinte d’un cancer du sein au cours de sa vie.

La France se classe parmi les pays d’Europe ayant l’incidence la plus élevée. Le cancer du sein représente donc un problème majeur de santé publique.

En juillet 2001, le ministère de la santé présentait les données suivantes :

• le cancer du sein représente 32% des nouveaux cas de cancer, soit 33 867 nouveaux cas chaque année en France.

• il est responsable de 10 789 décès prématurés avant 65 ans.

• la probabilité pour une femme française d’avoir un cancer du sein au cours de sa vie est de 10%.

• ce cancer est rare avant 30 ans. Il est extrêmement fréquent entre 60 et 64 ans et reste fréquent au-delà.

• le nombre de nouveaux cas de cancers a augmenté régulièrement (+60%) entre 1975 et 1995. L’augmentation de la mortalité a été plus modérée (+8%).

La Picardie se situe au troisième rang des régions françaises dans lesquelles le risque de mortalité par cancer est le plus fort à structure d’âge comparable. Plus d’un décès sur quatre est dû à une pathologie cancéreuse.

Chez les hommes, les plus fréquents sont le poumon, les voies aéro-digestives supérieures, la prostate et le côlon-rectum. Chez les femmes, les cancers les plus fréquents sont les cancers du sein, le côlon-rectum et le poumon. Le sein arrive au premier rang pour les incidences.


Dans le département de l’Aisne, le cancer du sein est la première cause de mortalité féminine jusqu’à 75 ans.

Selon une estimation de la Ligue Contre le Cancer, on estimerait à 135 le nombre de décès par cancer du sein dans l’Aisne pour l’année 2002.

Les programmes ‘’Europe contre le cancer’’ et ‘’ la Picardie contre le cancer’’ recommandent ainsi que toute femme âgée de 50 à 74 ans bénéficie tous les deux ans d’un examen de dépistage (une mammographie) répondant aux critères de contrôle de qualité. Pour réduire la mortalité de 30 à 40%, il faudrait que ce dépistage s’adresse à 70% des femmes de cette classe d’âge.

Le dépistage du cancer du sein est exigeant mais il sauve des vies. Pour le cancer du sein, l’adage populaire ‘’mieux vaut prévenir que guérir’’ se vérifie pleinement.

47% des décès en Picardie sont causés par des tumeurs, dont un quart sont des tumeurs du sein.